Le cabinet de Maître Charles-Elie MARTIN a obtenu devant le conseil de prud’hommes de Lyon la validation du licenciement pour faute grave prononcé par un employeur du secteur hôtelier à l’encontre d’un salarié occupant un poste de réceptionniste.
Par jugement du 18 novembre 2024, le Conseil a jugé ce licenciement fondé, a débouté le salarié de l’intégralité de ses demandes et l’a condamné aux dépens.
Le contexte du dossier
Le salarié avait accumulé des absences injustifiées répétées au cours des mois de mars et avril 2021. Malgré plusieurs mises en demeure lui demandant de reprendre son poste ou de justifier ses absences, il ne s’était pas présenté dans l’entreprise et n’avait fourni aucun justificatif.
Il lui était également reproché d’avoir refusé de venir travailler afin de remplacer des salariés absents, alors que l’entreprise devait maintenir son activité.
Après son licenciement, le salarié a saisi le conseil de prud’hommes de Lyon afin de contester la faute grave et d’obtenir la condamnation de son ancien employeur.
Le cabinet a défendu l’employeur en établissant le caractère répété des absences, l’existence des mises en demeure adressées au salarié, leur réception ainsi que les difficultés d’organisation provoquées par son comportement.
La décision obtenue par le cabinet
Le conseil de prud’hommes de Lyon a retenu que le salarié avait refusé de venir travailler et qu’il ne s’était pas présenté à son poste pendant plusieurs journées, sans fournir de justification.
Il a également relevé que l’employeur avait adressé au salarié des mises en demeure lui demandant de reprendre son poste ou de justifier son absence.
Le Conseil a donc :
dit et jugé que le licenciement pour faute grave était fondé ;
débouté le salarié de l’intégralité de ses demandes ;
condamné le salarié aux dépens, sans qu’aucune condamnation pécuniaire ne soit prononcée contre l’employeur.
L’intérêt de cette décision
Cette décision illustre l’importance, pour un employeur confronté à des absences injustifiées, de dater précisément chaque absence, de solliciter les justificatifs nécessaires et d’adresser rapidement des mises en demeure écrites dont la réception pourra être démontrée.
La qualification de faute grave doit être étayée par des éléments précis permettant d’établir le caractère répété des manquements et l’impossibilité de maintenir le salarié dans l’entreprise.
En l’espèce, la chronologie des absences, les mises en demeure demeurées sans effet et les difficultés d’organisation rencontrées par l’entreprise ont permis de faire reconnaître le bien-fondé du licenciement.
Faire sécuriser ou défendre un licenciement pour absences injustifiées
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