Menu Fermer

Transaction annulée faute de concessions réciproques : 14.393,63 euros obtenus devant le conseil de prud’hommes de Versailles

Cette affaire porte sur une transaction annulée faute de concessions réciproques par le conseil de prud’hommes de Versailles. Le cabinet de Maître Charles-Elie MARTIN a obtenu l’annulation d’un protocole transactionnel de 5.000 euros, la reconnaissance d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse et 14.393,63 euros au bénéfice de son client, hors intérêts et dépens.

Le contexte du dossier

L’employeur opposait au salarié un protocole transactionnel d’un montant global de 5.000 euros et soutenait que cet accord mettait fin à toute contestation.

Or, les indemnités de licenciement et de préavis déjà dues au salarié représentaient à elles seules 5.116,67 euros, soit davantage que le montant prévu par le protocole.

Le salarié sollicitait également le paiement de plusieurs mois de salaire demeurés impayés et contestait son licenciement, prononcé en raison de son absence.

La décision obtenue par le cabinet

Le conseil de prud’hommes de Versailles a considéré que le protocole ne comportait pas de véritables concessions réciproques.

Les droits déjà acquis par le salarié excédaient en effet le montant de 5.000 euros présenté comme une indemnité transactionnelle. Le Conseil a donc prononcé l’annulation de la transaction.

Il a également retenu que l’employeur ne justifiait pas du paiement des salaires réclamés et que l’absence reprochée au salarié trouvait son origine dans ce manquement. Le licenciement a ainsi été jugé sans cause réelle et sérieuse.

L’employeur a enfin été condamné à remettre au salarié des documents de fin de contrat conformes à la décision.

Les condamnations prononcées

Le salarié a obtenu :

  • 5.441,10 euros à titre de rappel de salaire ;

  • 3.558,58 euros au titre de l’indemnité compensatrice de préavis ;

  • 355,86 euros au titre des congés payés afférents ;

  • 1.558,09 euros au titre de l’indemnité de licenciement ;

  • 1.780 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

  • 1.700 euros au titre des frais de procédure.

Le montant total obtenu s’élève ainsi à 14.393,63 euros, hors intérêts et dépens.

L’intérêt de cette décision

La signature d’une transaction ne suffit pas, à elle seule, à garantir sa validité. Un accord transactionnel après un licenciement doit reposer sur de véritables concessions réciproques.

Les sommes qui étaient déjà dues au salarié, notamment les indemnités de licenciement ou de préavis, ne peuvent constituer à elles seules une concession suffisante de l’employeur.

Cette affaire illustre également que les manquements de l’employeur peuvent être déterminants dans l’appréciation d’un licenciement injustifié, même lorsque celui-ci est initialement présenté comme la conséquence du comportement du salarié.

Vous avez signé ou reçu une transaction après un licenciement ?

Avant toute signature, il est essentiel de distinguer les sommes qui vous sont déjà dues de l’indemnité réellement proposée en contrepartie de la transaction.

Le cabinet de Maître Charles-Elie MARTIN vous accompagne pour vérifier la validité du protocole, évaluer les concessions consenties et déterminer les conséquences juridiques de sa signature.

Contactez le cabinet afin de faire analyser votre situation.

Consulter la décision anonymisée